13 mai 2009
Quatre jours de bien-être
Mon boss devait aller visiter un centre de balnéo pour l'intégrer à une de nos offres. Pris par une affaire urgente à régler, il me demande de déplacer mes congés. Impossible ! j'avais promis à Apoline de prendre soin d'elle, on avais prévu de faire plein de trucs...
Mon boss (et c'est pénible) a toujours réponse à tout : "Allez-y tous les deux... je vais les contacter pour les prévenir... et puis, ce serait bien d'avoir l'avis d'une femme..."
Heureusement, Apo est ravie.
Nous voilà donc sur la Côte d'Azur dans un centre très haut de gamme. L'accueil est parfait et on profite de la soirée bien avancée pour s'installer et se reposer de notre très long voyage à moto.
Le centre affiche quasi complet et est surtout fréquenté par une clientèle plutôt âgée et très aisée. Nous passons notre première journée à tester différents soins, ce qui fait qu'Apo et moi ne faisons que nous croiser jusqu'au repas du soir, moment où nous confrontons nos impressions du jour. Rien à dire sur les installations, le restaurant ni le professionnalisme du personnel : on est proche de l'excellence. La seule chose qui nous dérange vraiment, c'est l'ambiance. Pour moi, elle est feutrée... très feutrée. Pour Apoline, c'est carrément glaciale. Disons qu'elle est insensible au charme discret de la bourgeoisie. Et qu'elle a mal pris les regards condescendants de ces dames ou ceux, libidineux, de certains messieurs.
Hélas pour moi, cela a un impact négatif sur sa libido. Nous nous endormons sans même un petit câlin.
Le deuxième jour ressemble beaucoup au premier. Sauf que Apo est bien mieux décidée : sous son peignoir, elle a mis son bikini violet, mon préféré, largement échancré sur les hanches et qui met très bien en valeur son délicieux postérieur. Je dois attendre après le déjeuner pour en profiter, à l'heure de la sieste. Une sieste des plus crapuleuses qui me laisse plus vidé que reposé.
Ce regain de bonne humeur est dû à celles et ceux qu'elle honnissait hier encore. Mon adorable garce s'est beaucoup amusée à rouler des hanches pour exciter ces messieurs et faire enrager ces dames. Bien que trouvant le procédé un brin déloyale, je n'ai rien trouvé à redire car j'ai largement profité du feu qu'il avait fait naître dans son ventre.
Troisième jour. Je passe la majeure partie de mon temps à l'extérieur pour visiter des restaurants et d'éventuels lieux d'excursion.
A mon retour, je retrouve Apo près de la piscine en train de bronzer seins nus. Elle est en pleine discussion avec un vieux quinqua qui ne ménage ses efforts ni pour paraître spirituel ni pour rentrer son ventre. Je me sens un sauveur qui va libérer sa douce de l'importun. Mais, étrangement, ma princesse préfère rester avec son dragon. Je lui rappelle quand même que nous avons un restaurant à visiter ce soir et qu'elle ne doit pas tarder à aller se préparer.
Pendant tout le repas, Apoline a éludé mes questions sur sa discussion avec le dragon. Et ça l'amuse de ne pas me répondre. Tout comme elle s'amuse des pointes de jalousie qu'elle perçoit en moi. Enfin, à peine sortis, elle glisse un papier dans ma main. Un coup d'oeil et... l'enfoiré lui a carrément filé son numéro de téléphone. Et là, Apoline me raconte comment le monsieur l'a draguée en lui faisant miroité les charmes de l'expérience et les délices d'une virée dans un cabriolet germanique au prix exorbitant. "Soit il m'a pris pour une bécasse, soit il m'a pris pour une pute". Résultat : elle lui a donné rendez-vous à 23h à l'entrée du centre sans aucune intention de s'y rendre.
Je trouve ça plus que limite et suis vraiment contrarié par son comportement. Elle reconnaît qu'elle a été un peu loin et, avec une petite moue coquine, elle dit qu'elle mériterait peut-être une punition. Je déteste la façon qu'elle a de transformer un début de colère en excitation avérée.
La punition a été terrible.
Après une claque sonore sur les fesses, j'ai dit à Apoline de se mettre nue. Je lui ai fermement attaché les bras aux montant du lit avec ses bas. Puis j'ai présenté mon sexe à sa bouche et je l'ai laissée oeuvrer, je me suis laissé faire, je me suis laissé aller... Ma chérie a cru que la punition s'arrêtait là. Mais elle ne faisait que commencer. Je l'ai masturbée et, sentant le plaisir monter, je me suis arrêté net, j'ai remis mon membre dans mon pantalon avant d'annoncer que j'allais boire un verre au bar avant de, peut-être, poursuivre.
- Tu ne vas pas me laisser comme ça !!
- Si, tu n'es qu'une sale petite allumeuse qui ne mérite pas de jouir.
Et là dessus, j'ai tourné les talons et suis sorti de la chambre.
En fait, je ne suis pas allé au bar. J'ai seulement fumé une cigarette sur la terrasse de la piscine, partagé entre l'envie de rire du bon coup que je faisais à Apo et la crainte qu'elle l'ait mal pris. Et au bout d'un quart d'heure, je l'ai retrouvée mi boudeuse mi suppliante. Elle devait penser que j'allais la libérer quand je me suis approché d'elle mais c'était juste pour l'aider à se mettre à quatre pattes. Mais elle ne m'en a pas voulu car elle a adoré la suite. Elle a adoré ma langue furetant de son clitoris à son anus. Elle a adoré la lente et profonde pénétration. Elle a adoré la cavalcade qui s'ensuivit. Elle a adoré (et elle l'a crié) quand j'ai explosé dans son ventre.
Et nous nous sommes effondrés.
Dernier jour. Rien. Matinée farniente et retour en moto l'après-midi. Apoline a bien aimé sa punition mais a trouvé que j'avais peut-être été trop loin. A mon tour d'être puni ?