05 juin 2009
Stress, engueulade et réconciliation
Apoline, qui prend habituellement la vie du bon côté et donne l'impression de se moquer de tout, m'a montré une nouvelle facette de sa personnalité : l'anxieuse. Et quand elle stresse, elle ne fait pas les choses à moitié.
Ses examens l'ont mise dans un état pas possible. Je savais que c'était très important pour elle mais j'étais loin d'imaginer qu'ils provoqueraient autant de tensions. En plus de la fébrilité avant les épreuves, j'ai dû faire face à une alternance de phases d'euphorie et de déprime selon qu'elle pensait avoir réussi ou non. Malheureusement, elle a rarement été contente d'elle.
En bon petit chéri attentionné, j'ai tout fait pour la rassurer.
Apoline, qui reste en générale d'une humeur constante, m'a surpris par des explosions de colère que je n'ai pas toujours su prendre avec compréhension et philosophie.
La pire, et dernière en date, a eu lieu le soir de son dernier examen. Elle était déçue d'elle-même et je pensais que le petit apéro que j'avais préparé allait la consoler un peu. Le résultat était mitigé. Quand j'ai suggéré qu'un gros câlin lui ferait du bien, elle a dit ne pas avoir la tête à ça. Quand j'ai réitéré ma suggestion, elle a hurlé que je n'étais qu'un égoïste, que je me moquais de ce qui lui arrivait, et j'en passe... Profondément injuste au regard de tout ce que j'ai fait pour elle depuis deux semaines. Je me suis aussi énervé mais, détestant m'engueuler avec mes copines, j'ai évité de hausser le ton.
En bon petit boudeur, j'ai pris mon casque et suis parti faire un tour en moto.
Apoline, qui reste la femme que j'aime, m'a attendu jusque très tard dans la soirée, me sautant au cou et se répandant en excuses.
La harpie s'est faite chatte. Le boudeur a continué à jouer le jeu de la bouderie. Mais dur de faire l'indifférent lorsque le corps nu de votre chérie glisse sur le votre et que sa bouche alterne entre mots doux et baisers voraces. Elle m'a demandé de la punir pour sa méchanceté à mon égard. Mais je n'avais pas envie de ça, je voulais juste l'aimer.
Nous avons retrouvé notre complicité dans l'étreinte. Après tant de jours sans se donner l'un à l'autre, nous sommes vite tombés dans le torride, version frénétique sexué. Apoline était électrique, se déchargeant probablement de toutes ses tensions. Elle était une boule de jouissance en devenir. Il ne tenait qu'à moi de l'amener sur les cimes du plaisir. Et, pour cela, quoi de mieux que de s'adjoindre les services d'un sex-toy ?
Quand Apo a découvert le contact du latex contre sa toison, nous sommes montés d'un cran dans la déraison. Elle l'a glissé en elle tout en continuant à s'occuper de mon membre avec sa bouche. Puis c'est ma queue qui a investit sa fournaise. Moi sur elle, elle sur moi, moi derrière elle et, enfin, moi dans son derrière à elle. Quand Apo perd la tête il est temps de lui prendre les fesses. Piano et crescendo. Une fois la position sous contrôle, je l'ai basculée sur le dos. J'aime voir son regard quand elle est prête à partir. Et aussi voir son sexe luisant et béant au dessus de son anneau écartelé.
Quand Apo a senti le jouet investir son vagin, elle a basculé corps et âme, s'agitant, gémissant, criant que c'était fort, que c'était bon, que ça venait. J'étais moi aussi dans un état second, sentant à peine la morsure de ses ongles dans la chaire de mes épaules. Mes cuisses claquaient contre ses fesses et il me semblait que mon sexe grossissait encore et encore. J'ai essayé de me retenir pour jouir après elle. J'ai essayé... essayé... mais j'ai fini par exploser. Une jouissance intensequi a déclenché celle, dévastatrice, de mon amour.
Apoline, qui redevient vite taquine, a suggéré qu'on se dispute plus souvent pour mieux s'offrir de si plaisantes réconciliations.
En homme qui a déjà vécu ça, je l'ai avertie que c'est un jeu dangereux auquel je ne rejouerai pas.