Bi Boy Blog

Errements et tribulations d'un homme bi dans ce vaste monde

30 juin 2009

Vilaine fille !!!

Les penchants voyeurs d'Apoline ne font aucun doute. Mais de là à l'imaginer l'oeil rivé à la fenêtre du studio voisin...

Tout commence ce dimanche soir par le mystère de la disparition de ma belle.
Devant travailler aux aurores, je me couche tôt, laissant Apo regarder un film. Mon premier sommeil est peuplé de rêves étranges et inquiétants. Je me réveille en sursaut, tendu et en sueur. Pas de bouteille d'eau à côté du lit : après de longues minutes de réflexion, je me décide à aller en chercher une.
Mis à part la télé en marche, tout l'appartement est plongé dans le noir. Seulement, Apo n'est pas dans le salon et, du fait de mes cauchemars encore très présents, ça m'inquiète. Je fais le tour des pièces : personne. Pire encore : son portable est sur la table basse et son sac à main dans l'entrée. Mes pas m'amènent dans la véranda, vide elle aussi. Mon inquiétude monte d'un cran quand je constate que la porte d'accès au jardin est ouverte. Je m'empare de ma MagLite cinq piles, une lampe de poche qui a tout de la matraque et je m'avance à pas de loup dans le jardin.
Je vois enfin Apoline, accroupie devant la fenêtre du studio voisin.

Elle n'a vraiment honte de rien...
Apoline m'a entendu venir. Comme si c'était tout naturel, elle m'adresse un large sourire et me fait signe de la main de la rejoindre. Je lui demande sèchement ce qu'elle fabrique et elle, toute pimpante, elle répond qu'elle mate le voisin en train de se branler. Bien sûr, il est de tradition, les soirs d'ennui, de regarder la télé, de jouer aux cartes ou d'épier son voisin à demi nu dans sa chambre.
Je tente de la décoller du volet entrouvert. Elle me persuade de jeter un oeil à ce qu'il se passe dans le studio. Je fais donc connaissance avec notre nouveau voisin, assis sur son lit, seulement vêtu d'un t-shirt et s'astiquant vigoureusement le membre tout en regardant son ordinateur. Je ne suis pas vraiment excité par le spectacle et il m'est donc facile de m'en détacher, de prendre le bras de ma chérie et de la ramener manu militari dans notre salon.

... et elle a réponse à tout.
Apoline m'engueulerait presque de lui avoir fait rater la fin du show. Car si le voisin n'a pas un sexe impressionnant, il semblerait que ses éjaculations soient spectaculaires et abondantes. Elle le sait car il s'adonne à l'onanisme presque un soir sur deux. Toujours dans le même créneau horaire, toujours selon le même rituel. Elle le sait car, depuis deux mois qu'il a emménagé, elle a abondamment épié ses allers et venues.
Et s'il la surprenait ? Elle est certaine qu'il continuerait à faire sa petite affaire une fois la surprise passée.
Et si ce n'était pas le cas et qu'il menace de porter plainte ? Elle jouerait le rôle de l'admiratrice secrète, lui proposerait de se caresser devant lui et... aucun mec ne refuserait ça !
Et ça ne la gêne pas quand elle le croise, elle ne se sent pas un peu honteuse ? Non, au contraire, elle se sent supérieure car, sans qu'il le sache, elle sait sur lui des choses qui ne sont pas des plus flatteuses.

J'ai laissé tomber. C'est son délire pas le mien. Du moins, pas là, pas comme ça.
Elle aurait voulu un câlin. Moi pas. Du moins, pas là, pas comme ça.

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23 juin 2009

Une année de couple.

Aujourd'hui c'est l'été. Ce soir, il y aura la fête de la musique. Il y a un an, Apoline et moi nous découvrions dans des circonstances un peu particulière.
Comment marquer ce jour particulier ?

Rien de particulier, d'original ni de follement mémorable. Il y a bien une grasse matinée ponctuée d'un gros câlin coquin. Il y a bien un petit resto en amoureux avant d'aller écouter les groupes jouer. Et il y a aussi ce merveilleux corps-à-corps avant de s'endormir. Un corps-à-corps sans acrobatie ni pratique exotique. Seuls deux amants qui s'expriment charnellement tout l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre.

Malgré tout, la journée est parfaite. Intense par la complicité des regards et des mots échangés.
Je nous pense repartis pour une année... au moins.

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17 juin 2009

En route pour la joie

Hier, 14h30.
Apoline et ma ma cousine Marie débarquent comme deux furies au bureau. La première se jette dans mes bras et la seconde dans ceux de mon boss. Elles sont folles de joie : elles ont leur diplôme !
Nous sommes contents pour elles. Eric décide d'inviter tout le monde au restaurant... le meilleur de la ville.

Hier, 19h00.
De voir Apo en string, bas et porte-jarretelles, mon sang ne fait qu'un tour, direction mon bas-ventre. Me voyant entreprenant, elle me dit que c'était pour après le repas. Impossible pour moi d'attendre et, prenant sa main, je lui demande de constater comme je bande. Deux minutes plus tard, je la prends à quatre pattes sur le lit, à la hussarde. Petit coup vite fait aussi jouissif qu'inhabituel pour nous.

Apo_Bed

Hier, 23h30.
Le repas a été délicieux et joyeux. Arrosé sans excès. Apoline est toujours sur son petit nuage. Elle a envie d'un thé et se propose de nous le servir dans la véranda. Ce qu'elle fait quelques minutes plus tard, ne portant que son kimono ouvert sur son corps nu. Nous sommes à l'abri des regards, seulement éclairés par les lueurs de la ville. Libérée des tasses, elle se penche sur moi, me déboutonne, me débraguette et fait glisser au sol pantalon et caleçon. Ma queue gonfle dans sa bouche et, une fois bien dure, elle s'épanouie dans sa caverne soyeuse.
Pendant qu'elle me chevauche, elle me dit des mots fous, des mots où elle nous imagine avec Marie et Eric, des mots qui décrivent tout ce que nous pourrions faire à quatre. Elle fantasme sur ce couple et s'en excite. Moi je ne dois pas, je ne veux pas penser à  quoi que ce soit impliquant mon patron et ma cousine. Et pourtant, malgré moi, des images se présentent à mon esprit. Je vois les filles s'aimer pendant que j'initie Eric au plaisir entre hommes. Je me vois déguster son membre. Je le vois écartelé par ma virilité pénétrante.

Dans l'abandon qui suit la jouissance, je m'en veux d'avoir suivi Apoline dans ses délires fantasmatiques. Je n'avais jamais pensé à mon boss sous un angle sexuel. Et je crains qu'en le voyant, ces images me reviennent.

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11 juin 2009

Arme blanche

Le groupe que je devais accueillir n'arrivera que demain, un changement que notre correspondant canadien a "oublié" de nous communiquer. Me voilà donc seul à Paris. J'en profite pour faire du shopping et, pas à pas, j'approche du quartier du Marais. Je me rappelle un sauna où j'ai déjà passé de bons moments.

Mes affaires sont enfermées dans mon casier et je me dirige vers les douches avec juste une serviette sur moi. Je suis arrivé trop tôt dans la soirée. La plupart des salles sont désertes. Seul une cabine est occupée par deux couples de mecs qui baisent côte à côte. Ils remarquent à peine ma présence. Je vais voir ailleurs.

Je pensais devoir me contenter d'un sauna quand un mec entre dans ma cabine. Taille moyenne, corpulence moyenne, queue énorme qui pendouille entre ses jambes. Il me sourit, je me pousse pour lui faire une place sur ma banquette. Quelques minutes et quelques caresses plus tard, j'ai en main une lourde matraque blanche.

Je l'ai branlé, sucé, léché avec art et gourmandise. Je voulais le faire éjaculer, certain qu'un tel outil doit envoyer des salves terribles. Seulement, lui voulait un cul et, quand il a compris que je ne saurais me faire pourfendre par une telle estoc, il m'a abandonné après juste un "merci".

Déçu par son attitude égoïste, l'excitation retombée, j'ai préféré rentrer à l'hôtel. Je croyais avoir juste avoir envie d'une queue mais, en fait, je voulais un mec. Quelqu'un. Un minimum d'échange et de complicité. A croire qu'avec l'âge, je deviens plus sensible et exigeant.

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05 juin 2009

Stress, engueulade et réconciliation

Apoline, qui prend habituellement la vie du bon côté et donne l'impression de se moquer de tout, m'a montré une nouvelle facette de sa personnalité : l'anxieuse. Et quand elle stresse, elle ne fait pas les choses à moitié.
Ses examens l'ont mise dans un état pas possible. Je savais que c'était très important pour elle mais j'étais loin d'imaginer qu'ils provoqueraient autant de tensions. En plus de la fébrilité avant les épreuves, j'ai dû faire face à une alternance de phases d'euphorie et de déprime selon qu'elle pensait avoir réussi ou non. Malheureusement, elle a rarement été contente d'elle.
En bon petit chéri attentionné, j'ai tout fait pour la rassurer.

Apoline, qui reste en générale d'une humeur constante, m'a surpris par des explosions de colère que je n'ai pas toujours su prendre avec compréhension et philosophie.
La pire, et dernière en date, a eu lieu le soir de son dernier examen. Elle était déçue d'elle-même et je pensais que le petit apéro que j'avais préparé allait la consoler un peu. Le résultat était mitigé. Quand j'ai suggéré qu'un gros câlin lui ferait du bien, elle a dit ne pas avoir la tête à ça. Quand j'ai réitéré ma suggestion, elle a hurlé que je n'étais qu'un égoïste, que je me moquais de ce qui lui arrivait, et j'en passe... Profondément injuste au regard de tout ce que j'ai fait pour elle depuis deux semaines. Je me suis aussi énervé mais, détestant m'engueuler avec mes copines, j'ai évité de hausser le ton.
En bon petit boudeur, j'ai pris mon casque et suis parti faire un tour en moto.

Apoline, qui reste la femme que j'aime, m'a attendu jusque très tard dans la soirée, me sautant au cou et se répandant en excuses.
La harpie s'est faite chatte. Le boudeur a continué à jouer le jeu de la bouderie. Mais dur de faire l'indifférent lorsque le corps nu de votre chérie glisse sur le votre et que sa bouche alterne entre mots doux et baisers voraces. Elle m'a demandé de la punir pour sa méchanceté à mon égard. Mais je n'avais pas envie de ça, je voulais juste l'aimer.
Nous avons retrouvé notre complicité dans l'étreinte. Après tant de jours sans se donner l'un à l'autre, nous sommes vite tombés dans le torride, version frénétique sexué. Apoline était électrique, se déchargeant probablement de toutes ses tensions. Elle était une boule de jouissance en devenir. Il ne tenait qu'à moi de l'amener sur les cimes du plaisir. Et, pour cela, quoi de mieux que de s'adjoindre les services d'un sex-toy ?
Quand Apo a découvert le contact du latex contre sa toison, nous sommes montés d'un cran dans la déraison. Elle l'a glissé en elle tout en continuant à s'occuper de mon membre avec sa bouche. Puis c'est ma queue qui a investit sa fournaise. Moi sur elle, elle sur moi, moi derrière elle et, enfin, moi dans son derrière à elle. Quand Apo perd la tête il est temps de lui prendre les fesses. Piano et crescendo. Une fois la position sous contrôle, je l'ai basculée sur le dos. J'aime voir son regard quand elle est prête à partir. Et aussi voir son sexe luisant et béant au dessus de son anneau écartelé.
Quand Apo a senti le jouet investir son vagin, elle a basculé corps et âme, s'agitant, gémissant, criant que c'était fort, que c'était bon, que ça venait. J'étais moi aussi dans un état second, sentant à peine la morsure de ses ongles dans la chaire de mes épaules. Mes cuisses claquaient contre ses fesses et il me semblait que mon sexe grossissait encore et encore. J'ai essayé de me retenir pour jouir après elle. J'ai essayé... essayé... mais j'ai fini par exploser. Une jouissance intensequi a déclenché celle, dévastatrice, de mon amour.

Apoline, qui redevient vite taquine, a suggéré qu'on se dispute plus souvent pour mieux s'offrir de si plaisantes réconciliations.
En homme qui a déjà vécu ça, je l'ai avertie que c'est un jeu dangereux auquel je ne rejouerai pas.

Posté par Bi_Boy à 07:38 - Au jour le jour - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 juin 2009

Quand le travail est un plaisir (3)

Trois ans se sont passés depuis mes incartades anglo-saxonnes. Trois ans sans que mes relations avec des clientes n'aillent plus loin qu'un regard légèrement séducteur. Et puis...

Et puis, il y a eu Charline, mon aînée d'une paire d'années, les courbes jolies, le visage doux. Il émanait d'elle une sensualité débordante et troublante quoi qu'elle fasse, quel que soit le moment de la journée.
Pourtant, j'avais tout fait pour ne pas accompagner ce groupe de collégiens bruxellois : l'année précédente, je m'étais déjà coltiné leurs camarades qui étaient aussi détestablement hautains que bêtement pré-adolescents. Un vrai calvaire rendu encore plus pénible par les deux accompagnatrices, vieilles filles acariâtres à cheval sur le moindre détail.
Charline, elle, s'était proposée pour encadrer le groupe et se changer les idées au cours de ce voyage. Elle avait reçu pour cela tout le soutient de belle-maman, membre influent du conseil de cet établissement privé.

Les collégiens étaient pareils à eux-mêmes, chahuteurs, intéressés par rien. Pour les encadrants, en plus de la troublante Charline, il y avait une des deux vieilles biques et un homme très sympa qui avait pourtant l'art de tenir tout son petit monde à la baguette.

Le premier soir, Charline et moi nous sommes retrouvés à discuter longuement au bar de l'hôtel. Elle avait vraiment besoin de parler, parler de l'ennui de sa vie déjà bien rangée, parler de ses envies de jeune fille tuées par son mariage et la carrière de la famille. Et moi, je l'ai écouté, ne sachant que dire, si ce n'est que, si j'avais une aussi jolie femme, je ferais tout pour qu'elle soit heureuse. Nous nous sommes séparés, troublés, et à peine seul dans ma chambre, je me suis masturbé violemment en pensant à elle.

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Le lendemain, j'ai tout fait pour lui plaire, discrètement. Et le soir, nous avons rediscuté longuement au bar avant de nous séparer. Je venais de me mettre au lit quand j'ai entendu toquer à ma porte. "Je vais te paraître folle mais je n'ai pas envie de dormir seule... tu veux bien que je passe la nuit ici ?"
J'ai accepté. Elle a retiré sa robe de chambre, dévoilant une longue chemise de nuit, puis elle a pris place dans le lit. C'était étrange et ambigu. Presque irréel. Je me suis allongé à côté d'elle en caleçon, elle a éteint la lumière et m'a souhaité bonne nuit.
Son parfum et sa chaleur m'ont envahi. Je ne savais vraiment pas quoi penser. Son comportement est-il vraiment innocent ?  Attendait-elle que je fasse le premier geste ? Je l'écoutais respirer, essayant de deviner si elle s'endormait ou pas. Je n'arrivais pas à me convaincre qu'une jeune femme mariée puisse venir dans le lit d'un homme sans vouloir autre chose que de l'amour. Nous sommes restés dans cet entre-deux pendant... pendant... un temps fou.

Et puis, d'une voix étrangement calme, elle m'a dit : "Tu sais, c'est la première fois que je trompe mon mari."
Et puis, elle s'est redressée pour faire passer sa chemise de nuit par dessus tête.
Et puis, elle a collé son corps nu contre moi.

Quatre soirs de suite, nous avons fait l'amour. C'était tendre et passionné. Elle me laissait l'admirer. Je la laissais me demander, me commander. Elle avait une façon de me chuchoter ce dont elle avait envie qui faisait que je ne pouvais rien lui refuser. Elle était avide de caresses sur ses seins et son sexe. Elle voulait chaque fois que je glisse ma langue dans sa fente, délicatesse qu'elle dégustait silencieusement en se mordant le lèvre inférieure. Elle se concentrait sur son seul plaisir. Et même quand elle s'agenouillait devant mon membre pour le prendre en bouche, j'avais l'impression qu'elle le faisait plus pour elle que pour moi. Pourquoi pas, après tout : c'était son adultère, pas le mien. C'était un vrai bonheur que de profiter de son joli corps et d'assister à la montée de son plaisir. Un plaisir silencieux exprimé par son souffle et les rictus de son visage.
Ce n'est que pendant la pénétration qu'elle me laissait reprendre le contrôle. Mais je n'en abusais pas car elle semblait trouver fou de faire toutes ces choses qui, moi, me paraissaient plutôt sages. Il n'y a que la dernière nuit où je me suis totalement laissé aller en la prenant très fort à quatre pattes. Là, je la baisais. Ce n'était plus faire l'amour.

Charline passait les nuits avec moi et, au petit matin, elle remettait sa chemise de nuit et regagnait sa chambre pour dormir une paire d'heures. Quant à la journée, nous faisions tout pour rester éloignés l'un de l'autre.
Peu après la fin du voyage, elle m'a envoyé une lettre où elle me disait que, malgré les bons moments passés, je ne devais surtout pas chercher à la revoir, que notre histoire était sans issue, qu'elle resterait avec son mari quoi qu'il advienne. Pour moi, c'était incompréhensible : à aucun moment, je ne lui avais fait espérer autre chose que de tendres moments à deux. Je ne voyais pas ce que j'avais pu dire ou faire qui lui ait suggéré cela. Je me suis même un peu inquiété, me disant que la sensuelle Charline était un peu dérangé. Et puis ça s'est tassé, le temps est passé...

Depuis, plus aucune cliente n'a succombé à mon charme. Ni aucun client d'ailleurs.
Je ne sais pas si je le regrette.

Posté par Bi_Boy à 08:48 - Souvenirs souvenirs - Commentaires [0] - Permalien [#]
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