22 septembre 2009
Saturday night fever
Apoline et moi cherchons toujours à rencontrer un autre couple totalement bisexuel. Quelques annonces postées sur des sites libertins n'ont toujours pas donné de résultats. En tous cas, pas les résultats escomptés.
Beaucoup d'hommes seuls y répondent sans qu'on y prête attention. Mais avec lui, il y a eu quelque chose de différent. Il ne nous a pas proposé ses services mais seulement complimenté et souhaité bonne chance pour notre quête. Avec des mots bien choisis et bien écrits. Est-ce cela qui nous a décidé de lui répondre ? Oui, mais pas seulement. Il y a eu aussi sa photo : grand, mince, la peau cuivrée et imberbe, un sexe bien dessiné et, surtout, ce visage fin et harmonieux. Un vrai Adonis qui a su rencontrer notre envie du moment.
Ces deux dernières semaines, nous avons presque échangé un mail par jour. Pour Apoline et moi, il devenait évident que nous devions le rencontrer. Ne serait-ce que pour voir si l'alchimie perdurerait lors du face-à-face. Il n'a pas mis longtemps accepter le rendez-vous dans un bar du centre ville.
16 septembre 2009
Un simple détail
Je ne sais pas pour vous mais, moi, il m'arrive de flasher sur une femme à cause d'un détail. Un simple détail qui m'électrise, m'aimante et, soudain, devient tout pour moi.
Depuis deux jours, c'est un cul qui m'obsède. Il est large, rond, dodu et remue allègrement sous la toile fine de pantalons blancs. Je l'imagine moelleux, un rien adipeux, complètement accueillant. Il orne le corps d'une quadra canadienne qui, mis à part ce morceau de choix, a un physique juste sympa. Oui mais voilà...
Je bloque sur ce cul.
Je ne peux m'empêcher de le regarder, de le détailler. J'ai envie de lui faire l'amour. Pas à cette femme, non : juste à ce cul. Caresser des yeux sa blancheur virginale, apprécier la douceur de sa peau, sa texture, le voir rebondir à chaque contact avec mes reins. Est-il besoin de préciser que, dans mon esprit, ce cul ne peut être que sodomite ? J'imagine comme il doit être beau et bon de franchir la barrière de son anneau offert dans une levrette forcément spectaculaire.
Je ne sais pas pourquoi ce cul m'obsède. Tout comme je ne comprends pas pourquoi j'étais autant fasciné par les petits seins pointus d'une camarade de classe, les rondeurs d'une amie de ma mère, les lèvres charnues d'une collègue... Ce n'est pas rationnel. Plutôt de l'ordre d'une alchimie. Attraction aussi étrange que fascinante.
08 septembre 2009
Apo et mon verso
Au sortir de la douche, je commence à me raser. Apoline approche à pas de loup derrière moi. Je sens son corps nu, ses baisers dans mon cou, ses mains qui me caressent. Elle me regarde lisser mes joues.
J'en ai fini avec mon rasoir. Apoline se fait plus présente. Je sens une de ses mains se glisser entre sa toison et mes reins. son regard croise le mien dans la glace. Un de ses doigts plonge dans mon sillon. De ses yeux troublés, elle cherche mon contentement. Je lui sourit. Son doigt m'investit.
Accoudé au lavabo, mes yeux se sont fermés sous l'effet du plaisir. Apoline, agenouillée, me dévore le verso. Ses mains glissent sur ma hampe et le bas de mon dos. Sa langue papillonne sur mon anneau. Elle frôle, contourne, revient. Plus ça va et plus je souhaite qu'elle s'y enfonce.
Après la langue, l'index. Avec l'index, le majeur. Et maintenant, dans notre chambre, couché sur le dos et les jambes en l'air, je regarde ma chérie harnachée en train de me pénétrer. Son excitation est visible, audible mais elle la réfrène pour ne pas me heurter. Je prends mon pied de la voir ainsi. Je prends mon pied avec cette sodomie.
Je chevauche Apoline. Je m'empale sur son appendice factice. Je ne peux plus faire durer. Je vais craquer et lui demande de me masturber. Sa main sur mon membre m'électrise. Je me sens partir, je me sens venir. Je jouis. Mon sperme se répand en jets violents sur son ventre et sa poitrine.
A moi d'aider Apoline à s'envoler. Je joins mes doigts aux siens aux abords de son sexe. Et, puisqu'elle me le demande, je lèche la semence que j'ai libéré sur son buste. Dieu comme elle est belle sur le chemin du plaisir. Ca me donne chaud, ça me rend fou, ça me fait re-durcir.
Ma queue a pris la place de ses doigts. Ses chevilles se sont posées sur mes épaules. L'étreinte est intense, presque violente. Son corps résonne sous mes coups de reins. Je grogne, elle gémit. Rien ne compte plus que jouir... ensemble.
02 septembre 2009
Une fois n'est pas coutume
Une fois n'est pas coutume, j'ai eu droit à des vacances cet été. Dix jours de repos en même temps que tout le monde, quand les journées sont chaudes et les soirées encore douces. Cela peut paraître rien aux blasés de l'été mais, pour moi, c'est énorme.
Apoline ayant envie de mer et de dépaysement, nous avons pris la moto et roulé vers le nord et la Scandinavie pour poser nos sacs dans un camping danois au bord de la Baltique. Calme, nature et douceur de vivre. L'idéal pour un jeune couple qui a envie de se retrouver.
Des retrouvailles perturbées par les hormones de la dame et un cycle aussi capricieux qu'anticipé. Mais cet impondérable n'a pas eu raison de notre joie d'être ensemble. Et puisque la voie royale n'était pas accessible, nous avons emprunté des chemins de traverse. Et si je savais le plaisir que peuvent me procurer la bouche et les fesses d'Apoline, j'ai découvert qu'il pouvait être divin de se laisser aller à certaines manipulations de sa part. Surtout quand elles sont accompagnées de mots coquins chuchotés à mon oreille.
Dans ces instants, elle me parlait beaucoup de nous, nos désirs, nos plaisirs. Rares sont nos voisins de camping à avoir échappé à l'imagination de ma chérie. Une imagination qui virait très vite de l'érotique au plus pornographique. Des mots doux parfois crus et toujours enivrants.
Finalement, cette indisposition a été une bonne chose puisqu'elle nous a conduit à sortir des certaines habitudes. Des habitudes que nous avons retrouvées l'avant-veille de notre départ quand, sortant de la douche, Apoline m'a présenté ses nymphes à déguster.
05 août 2009
Le retour de la vengeance de Mister T
Mes prières ont été exaucées ! Enfin, oui : enfin !, j'ai retrouvé mon chauffeur fétiche, le seul, le grand, l'unique... Mister T.
Ma joie est grande et elle peut se comprendre. Ces derniers temps, j'ai eu droit à ce que l'honorable profession des conducteurs de bus de tourisme connaît de pire. L'antipathique, le mutique, le psychorigide, le cérébro-déficient et, comble de tout, le raciste. Bref, personne avec qui parler et rire pendant les longs temps d'attente propres au métier.
Le plaisir de se retrouver a été réciproque. Il est pareil à lui même : incroyablement cool, constamment jovial, définitivement obsédé. D'ailleurs, il m'a déjà gratifié de ses aphorismes dont il a le secret. Parlant d'une cliente, petite brune à la cambrure piquante que je trouve toute mignonne, il m'a fait part de son manque d'enthousiasme :
"Elle est trop maigrichonne pour un gabarit comme le mien, je risquerais de lui casser le bassin."
Ceci dit le plus sérieusement du monde. La grande classe matinée de bon goût.
J'adore ce mec !
03 août 2009
Faux derche !!
Comment nier ? Que faire d'autre que des aveux... honteux ?
Oui, chers lecteurs, si l'hypocrisie était passible des Assises, je risquerais la perpétuité.
Et il serait de bon ton que ma douce Apoline requiert à mon encontre une peine exemplaire.
Après avoir fait appel à la morale et à la loi pour la sermonner de son voyeurisme sur notre nouveau voisin, après l'avoir tancée vertement pour son manque de scrupule, j'ai moi aussi cédé aux sirènes de cette perversion.
Le pire étant que, face à un juge, je n'aurais aucune circonstance atténuante : ni l'ébriété (j'avais à peine entamé mon seul verre de whisky), ni une trop longue abstinence (le matin même, Apoline m'avait fait voir mille et une étoiles).
Mais venons en aux faits.
Un vendredi soir de cette fin juillet, 23h45. Je viens de me faire une toile. Seul. Apoline étant partie chez ses parents pour une fête familiale. Le temps est lourd. Je n'ai pas envie de m'attarder en ville. Je choisis donc de boire un verre d'Isle of Jura dans la véranda ouverte aux quatre vents. Une vingtaine de minutes plus tard, j'aperçois un rai de lumière provenant de chez le voisin. Puis des éclats de voix et de rires me parviennent. Un homme et une femme. Aucun doute pour moi. Enfin, j'entends qu'on ferme les volets.
Je jure sur ce que j'ai de plus cher que la suite des événements n'a pas été préméditée. Je le jure.
Ce qui me fait basculer du côté obscure est une pensée. Une pensée vicieuse, sournoise, lancinante. La pensée de ce couple en train de faire l'amour. Une pensée dont je ne peux me libérer sans vérifier de visu qu'il ne sont pas en train de le faire. Cette pensée m'a pris toute ma tête. Elle ma fait perdre la tête. Et c'est comme étranger à moi même que je me dirige vers la fenêtre voisine. Dès le premier regard, j'ai su qu'il était trop tard pour reculer.
La lumière de la lampe de chevet suffit à distinguer ce qui se passe. La couette ne suffit pas à cacher les corps. Elle a les quatre fers en l'air. Et lui en train de monter et descendre entre ses cuisses. Et elle de pousser des petits jappements de plaisirs. Et moi de me sentir bander en les regardant. Et eux de poursuivre l'acte. Elle sur lui. Lui derrière elle. Et moi de me vautrer dans l'infamie en déballant ma queue pour me branler.
Infâme je suis. Impardonnable aussi. Quand, enfin, leurs corps s'écroulent apaisés d'extase, je reste. Moins pour voir la suite que pour vérifier que plus rien ne se passera. Et plus rien ne se passe. Ils discutent un moment, enlacés. Chacun va faire à son tour à la salle de bain. Et puis, extinction des feux.
Il ne subsiste aucune preuve de mon méfait. La pluie d'hier a dû nettoyer le sperme laissé sous la fenêtre du studio. Et nul ne peut accéder à mon disque dur cérébral où sont stockées tant d'images. Reste une question : le dire, ou pas, à Apoline ?
28 juillet 2009
Les baisers de Sapho
La soirée en compagnie de Stéphanie a été un tourbillon de sensualité et d'érotisme. Nous avons exploré les milles variantes que permettent trois corps dénudés et enfiévrés. Être avec deux partenaires est incroyablement troublant, excitant, enivrant...
De tout ce que nous avons fait, de tout ce que j'ai pu voir, il est un petit quelque chose qui me chamboule à chaque fois. C'est presque rien sur l'échelle de nos coquineries mais, quand ça survient, ça devient tout pour moi.
Voir deux femmes s'embrasser me ravit au plus haut point. C'est tendre, passionné et toujours doux, même au plus sauvage de l'action. Je ne sais pas pourquoi. Je ne veux pas savoir. Je veux juste pouvoir en profiter le plus longtemps possible.
22 juillet 2009
Attente au bord de l'eau
Apoline et Stéphanie ont voulu passer la journée au bord d'une petite rivière, histoire de se retrouver, de s'aérer et de prendre le soleil. Stéphanie est une habituée de l'endroit. Un endroit charmant où la rivière, bordée de petits galets, fait paresseusement une anse à moitié à l'ombre de la frondaisons des arbres. Le lieu aurait même pu être paradisiaque si un groupe de jeunes n'avait pas eu la même idée que nous - voisins pas vraiment gênants mais un rien bruyants.
Cette présence n'empêche pas les filles de se mettre torses nus sitôt arrivées. Elle s'enduisent consciencieusement d'huile solaire sur le ventre et les jambes avant que chacune ne s'occupe du dos de l'autre - avec, me semble-t-il, des mains qui s'égarent un peu sur la naissance d'un sein et à la lisière de la culotte. Il faut dire, très honnêtement, que nous avions tous trois à l'idée de commencer nos coquineries au bord de l'eau. Idée mise en stand-by du fait de notre voisinage juvénile.
Déjeuner sur l'herbe en compagnie de deux jeunes femmes à demi-nue est un pur moment de grâce. Tout comme de se laisser bercer par le vin et leurs confidences murmurées et sombrer peu à peu dans le sommeil postprandial. Un sommeil suspendu par un baiser de ma chérie m'annonçant que mes deux compagnes d'un jour ont une soudaine envie de balade.
Je replongerais bien dans le sommeil mais nos voisins en décident autrement : ils se sont lancés dans une série de toasts bruyants. Depuis leur arrivée, ils ont descendu un nombre incroyable de canettes de bière. A l'abri de mes lunettes de soleil, je regarde le petit groupe et, tout particulièrement, les demoiselles en bikinis. Pendant que les mecs font les forts et les malins, elles jouent aux sensuelles indifférentes. Et quand elles vont se baigner, ils les suivent pour faire étalage de prouesses aquatiques sensées signifier de potentielles prouesses érotiques.
Et j'en viens à me dire que c'est peut-être nous qui les dérangeons. La chaleur estivale, les corps à demi-dénudés, la jeunesse, l'alcool... peut-être que sans nous ils s'autoriseraient à s'aimer, chaque couple dans un coin ou tous ensemble réunis. A moins que ce qui commence par une séance d'amour côte-à-côte ne s'achève en méli-mélo orgiaque et bisexuel.
Au retour de Stéphanie et d'Apoline, je comprends vite qu'elles n'ont pas fait que marcher. Leurs yeux brillants et leurs démarches apaisées trahissent des activités coupables. Culpabilité vite avouée (revendiquée ?) par les deux intéressées. J'en aurais bien, moi aussi, pris ma part mais nulle ne veut re-sombrer en ma compagnie. Plus tard !
Vous imaginez comme il me tarde d'être à plus tard. Dès lors, je n'ai de cesse d'épier nos voisins à la recherche de signes d'un futur départ. Peine perdue ! Ils s'attellent, au contraire, à réunir assez de bois pour faire un feu. Plus de doutes : le plus tard sera bien tard. D'autant plus que mes deux amies discutent au soleil et ne semblent pas pressées de rentrer.
Finalement, nous sommes de retour à l'appartement en début de soirée. Je prépare un apéritif pendant que les filles investissent la salle de bain. Et puis, en entendant la douche couler, je me dis que je suis encore en train d'attendre... au bord de l'eau. Alors, nu comme un ver et le sexe en l'air, je rejoins les filles, donnant le coup d'envoi d'une soirée débridée.
11 juillet 2009
Le flegme du professionnel
Ayez pitié de votre très humble serviteur qui, pour gagner son pain quotidien, se doit parfois de faire fi de sa virilité et de son animalité. Louez mon flegme et mon self-contrôle. Vantez mon mérite.
Qui, parmi vous, saurait rester professionnel face au spectacle d'une quinzaine de jeunes femmes scandinaves sevrées de lumière et de chaleur et cherchant à exposer le moindre grain de peau au soleil ?
Quel lecteur de ce blog pourrait empêcher son regard de plonger dans des décolletés généreux ou de fureter dans les interstices de jupes aussi mini que légères ?
Quel homme aurait ainsi fait passer le devoir professionnel avant l'assouvissement de ses décharges libidinales ?
Pour rester (faussement) indifférent, je me suis astreint une discipline de fer. Tout d'abord, obligation du port de lunettes de soleil afin de dissimuler tout écart oculaire. Ensuite, masturbation matinale indispensable pour limiter les risques d'érection intempestive. Enfin, interdiction de se mettre dans toute situation potentiellement à risques. Et si ça ne suffisait pas, un rappel de la présence de leurs mecs, plutôt grands et costauds, réveillait le peureux qui sommeille en moi.
Contrôle de soi et auto-discipline m'ont permis de rester un professionnel apprécié et reconnu.
Mais, une fois à la maison, Apoline a fait les frais de cette sexualité réfrénée.
05 juillet 2009
La main dans la culotte
J'ai déjà parlé ici de mon trouble face à une femme qui se caresse. Je suis toujours tout tourneboulé lorsque ma maîtresse se masturbe devant moi.
Apoline le sait. Apoline aime m'exciter. Apoline en joue souvent pour notre plus grand plaisir.
Surtout, Apoline a découvert que j'adore lorsqu'elle glisse la main dans sa culotte et qu'elle se caresse ainsi. Je suis fasciné par le tissu qui ondule au gré des doigts en mouvement. J'imagine ce qu'elle fait... ce qu'elle se fait... et ne peux constater que le résultat.
Et puis, le fait de garder sa culotte me laisser à penser qu'elle s'adonne à un désir pressant, un désir qui ne peut pas attendre et qui laisse augurer d'un plaisir intense. On se sent assister à un moment important.
Un moment dont l'apothéose est lorsqu'elle découvre enfin à mon regard ses nymphes gonflées, écartées, trempées.




